Le Pouvoir et l’opposition au Sénégal: Peuvent-ils Dialoguer ?

 Comment est-il  possible de dialoguer dans ce jeu d’échec? Pendant plusieurs  années le pouvoir et l’opposition répètent  la chanson « Dialogue- Dialogue ». Ne sont-ils pas aveuglés par le pouvoir ?

Le pays n’atteint-il  pas  un point sans retour du système de la  politique classique que l’on doit jeter  d’ores  et déjà dans « un marigot de crocodiles ». Car n’ont-ils pas  perdu le sens du patriotisme, cette  croyance au développement du pays  semble  peu signifier  chez certains  d’entre eux.

 Pour eux, elle  se définit et se mesure par  le degré d’accumulation des richesses  matérielles qui  les  portent toujours  à hypothéquer l’avenir de tout  un peuple sur l’autel des promesses vides, sur le principe de l’asservissement  des plus faibles  et qui les enferment dans les conditions précaires de leur avenir.

 La réponse à ces interrogations doit être réaliste, intelligente et courageuse en passant par la troisième voie d’où sera né le nouveau leadership.

Aujourd’hui doit on réfléchir davantage,  car un débat se pose de tous temps au sein de l’opposition,  la candidature unique ou plurielle. Comme  on constate  aussi  des querelles internes du côté du pouvoir et la dislocation de certains partis alliés.

Au-delà  de ces maux, on remarque qu’à  chaque veille des élections des blocages au  dialogue s’imposent entre les acteurs politiques portant sur le processus électoral : l’audit du fichier, l’organisateur des élections, le retrait des pièces d’identités etc.

C’est là que doit venir cette troisième voie qui va  être le support  de la  grande révolution politique du pays, d’où  sortiront  de  meilleurs dispositifs pour enfin  nous libérer une fois pour toute de la façon de faire la politique dans notre pays.

Alors quel contenu donner à cette troisième voie ? Faut-il éponger directement cette politique classique ?ou alors apporter une nouvelle vision en faveur au service exclusif des populations ? La réponse à ces interrogations est certes difficile mais elle doit être réaliste, intelligente et courageuse. Au regard  du caractère très spécifique de nos hommes politiques actuels.

Pour cette raison, le moment n’est-il  pas venu pour  remettre sur les rails cette nouvelle vision. Oui c’est possible,  simplement une question d’hommes, de méthode et de volonté. Tout compte fait, malgré le fait que  nos politiciens ne semblent plus être en mesure de jouer leur rôle de pourvoyeurs performants c’est-à-dire capables de prendre en charge l’énorme besoin des sollicitations de la population qui s’impose progressivement.

Ce sont toutes ces questions, entre autres, qui se posent encore aujourd’hui avec plus de gravité, il faut réinventer la politique ; nos politiciens doivent établir des objectifs prioritaires de développement sur la base des besoins, des problèmes et des attentes qui s’expriment aux seins de la population.

Cette nouvelle vision, doit être impliquée dans une action soutenue, une éducation intelligente pour une satisfaction  des besoins. Aujourd’hui tous les espoirs  pourront raisonnablement attendus par la troisième voie.

 Pour cela il faut cette nouvelle vision qui  prend des dispositions en mettant davantage l’accent sur un certain nombre de piliers incontournables que sont la formation, l’éthique et le patriotisme.

 Moussa Ba

Journaliste

 

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