Déclaration de MPL sur la situation socio politique en République de Guinée

Dakar, le 20 Octobre 2019

Depuis bientôt deux ans, un débat sur l’opportunité ou non dune nouvelle constitution s’amine en Guinée.

La semaine dernière, dans son souci de défendre les acquis démocratiques, une partie de la société civile et les principaux partis politiques de l’opposition ont appelé les guinéens à une manifestation publique et pacifique.

Malheureusement, nous avons observé avec douleur et amertume  que certains guinéens, civils comme gendarmes, ont été tués dans les rues guinéennes lors de ces manifestations. D’autres ont été arrêtés, déposés et dont les procès sont en cours.

Le Mouvement Panafricain des Leaders (MPL) se fondant sur l’Article 7 de ses Statuts  « le MPL proscrit en son sein et combat sur le continent et partout dans le monde, les actes de violence sous toutes leurs formes, le terrorisme, l’intolérance, le tribalisme, le régionalisme, le racisme, le fanatisme religieux, l’autoritarisme et toutes idées de corruption, de féodalisme, de népotisme, et de sectarisme », condamne avec rigueur, énergie et force ces tueries.  Ces actes barbares, inhumains, dégradants et cruels commis contre les guinéens qui n’aspirent qu’à la liberté et à la démocratie doivent être punis.

La liberté et la démocratie restent des aspirations de tout peuple comme le précise Francis Fukuyama lorsqu’il écrit « La démocratie libérale reste la seule aspiration politique cohérente qui relie différentes régions et cultures tout autour de la terre.

Le MPL présente toutes ces condoléances les plus attristéesaux familles des victimes.

Le MPL  appelle à la retenu et au calme et exhorte les acteurs à s’interdire l’usage de la force et des violences qui ne peuvent que apporter de la désolation.

Pour sauvegarder la paix sociale et la stabilité politique, le MPL demande la libération de tous ceux qui ont été  arrêtés lors de ces manifestions et à l’ouverture d’une enquêteindépendante pour déterminer les auteurs et les commanditaires des tueries.

Pour finir le MPL demande à l’UA de se saisir de la plénitude de toutes  ses compétences pour faire respecter en République de Guinée l’article 23 de la CHARTE AFRICAINE DE LA DEMOCRATIE, DES ELECTIONS ET DE LA GOUVERNANCE qui  dispose « Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union: ….Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique ».

Que Dieu protège la Guinée.

Pour le Bureau Directeur Afrique

SIGNE

Peter AFADODAN

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